Le poids des mots : je ne suis pas une ressource

 

Le poids des mots : je ne suis pas une ressource

« Je ne suis pas un numéro, je suis un homme libre. »

Cette réplique, devenue culte dans la série Le Prisonnier, résonne encore dans ma tête, et aujourd’hui je crois avec une étonnante modernité. Elle dit, en quelques mots, ce que beaucoup ressentent dans le monde du travail : le refus d’être réduit à une abstraction, à une variable, à un simple élément interchangeable d’un système.


 

Dans les organisations, les mots ne sont jamais neutres. Ils façonnent notre manière de penser le travail, de l’organiser et, surtout, de considérer celles et ceux qui le réalisent.

Prenons un terme devenu banal : « ressource » 

Beaucoup ont sans doute comme moi perçu cette multiplicité en utilisant MS Project.Pratique, générique, commode.  Mais aussi profondément ambigu. Une ressource peut être humaine, matérielle, financière, énergétique. Un fût de gasoil ou des disques durs sont des ressource. Une ligne budgétaire aussi. Pourtant, une personne n’est ni interchangeable, ni inépuisable, ni dénuée de droits.

Employer un mot imprécis, c’est accepter une pensée floue. Employer un mot inadapté, c’est parfois accepter, même sans s’en rendre compte, une vision déshumanisée.

Nommer, c’est déjà reconnaître

Parler d’effectif, d’équipe lorsqu’on évoque un collectif, de personnel, d’intervenant, d’acteur, de profil ou simplement de personne selon le contexte, ce n’est pas un exercice de style.

C’est reconnaître que le travail a plusieurs dimensions : organisationnelle, opérationnelle, sociale et surtout humaine à propos de personnes. Un mot juste permet une meilleure compréhension, une communication plus fluide, des décisions plus pertinentes — et un rapport plus respectueux au travail.

 

Le bon mot comme acte d’humanité

On croit parfois que simplifier le vocabulaire fait gagner du temps. En réalité, les malentendus, les tensions et les frustrations naissent bien plus souvent d’un mot mal choisi que d’une phrase trop précise.

Choisir le bon terme, c’est penser plus clairement, agir plus justement, et rappeler que derrière chaque organisation, il y a des femmes et des hommes, avec des compétences, des contraintes, des attentes et des droits.

« Je ne suis pas un numéro, je suis un homme libre. »

Se soucier du bon usage des mots n’est ni nostalgique ni accessoire. C’est une volonté de clarté, de responsabilité et, au fond, une manière simple mais essentielle de remettre l’essentiel au cœur du travail : l'humain. 

(Cet article est rédigé avec le support de l'iA) 

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